Ce sité a été créé en vue de faire une simulation du Conseil de l'Union Européenne pour le cours de politiques publiques internationales du semestre 4 de la licence "Science politique - Droit" de l'université Jean Moulin Lyon 3.
El Pais
Le Conseil de l’Union Européenne reste sans voix face aux problèmes financiers
Mercredi 28 Mars, l’Italie et la Grèce se sont accolées à la difficile question de la crise financière; sans résultat.
Deux semaines après les premières propositions tendant à résoudre la crise financière en Europe, l’Italie et la Grèce ont pris place devant le Conseil de l’Union Européenne pour proposer à leur tour une solution au problème grandissant.
Ces propositions vont toutes dans le même sens : rassurer les marchés et garantir la consécration de la BCE. On peut penser ce qu’on voudra de cette politique, mais on ne peut accuser d’inaction les gouvernements Italien et Grec. Création d’euro-bons et réforme de la BCE étaient au programme. Toutefois, les résultats escomptés ne sont pas ceux obtenus. En effet, un mur s’est dressé devant les propositions Greco-italiennes. L’Union Européenne reste sceptique, à l’image du Danemark, qui par exemple, conçoit les euro-bons comme une illusion au vu des différences de système économique entre les pays. Scepticisme aussi de la part de l’Allemagne et de la République Tchèque qui bloquent sur la logique, de la proposition de réforme de la BCE, en elle-même. En effet, difficile d’imaginer une conciliation entre baisse des taux d’intérêt et maintien de l’inflation, ou encore d’imaginer une quelconque réforme de la BCE par l’Union Européenne, définie, et redéfinie comme indépendante.
Dans ce contexte, le débat sur les euro-bons a été écourté, et on a pu assister à un nombre minime d’expressions de la part des pays, à l’image de leur soutien pour cette proposition. La contradiction entre le besoin de réforme des Etats européens et leur manque d’investissement dans la proposition qui leur a été faite a poussé la Grèce et l’Italie à se défendre davantage concernant la deuxième résolution. Les deux pays ont notamment dû répondre aux critiques de la Belgique les accusant de vouloir calquer le modèle de la BCE sur celui de la FED. Toutefois la réponse donnée n’a pas su réellement convaincre le conseil, puisque la Grèce a affirmé que l’Union Européenne était « un système fédéral quasi identique à celui des Etats-Unis ».
Les représentants italiens et grecs, malgré leur acharnement à l’explication de leur proposition, n’ont cependant pas su persuader les pays européens. Les états européens, qui, comme en Espagne sont de plus en plus appelés à l’aide par leur population, n’auront finalement pas réussi à trouver une solution à la terrible épidémie financière.
Mathilde Gallon