Ce sité a été créé en vue de faire une simulation du Conseil de l'Union Européenne pour le cours de politiques publiques internationales du semestre 4 de la licence "Science politique - Droit" de l'université Jean Moulin Lyon 3.
Conférence de presse de la France
Alors que les débats au sein du Conseil de l'Union Européenne ont pris fin Jeudi dernier, les médias critiques ont pu interroger les représentants de la France. Questionnés sur leurs projets de résolutions ou leurs prises de position, voici ce que les représentants français ont répondu aux médias, Mathilde et Elise.
La France a essayé, tout au long de la session du conseil de guider les États vers une plus grande cohérence des décisions prises. Il est vrai que les pays de l'Union Européenne ont montré au fil des débats, une volonté d'altruisme et d'aide, qu'elle soit dans un mouvement ouest/est (à l'exception des propositions de l'Autriche et de la République Tchèque) ou nord/sud (notamment en ce qui concerne l'aide au développement, la lutte contre la corruption). Néanmoins, l'idée n'était pas de se disperser dans de trop nombreuses mesures mais de les cibler. Pour cela, l'outil de l'abstention lors du vote semble être approprié, il permet de ne pas voter contre une décision que l'on peut être amené à adopter plus tard, lorsque le projet en question sera plus réfléchi.
Par ailleurs, la France souhaite faire entendre ses positions, qu'elles soient positives ou négatives, mais elle a surtout pour objectif au sein du conseil de l'union européenne, que tous les États, y compris les plus petits puissent faire entendre leur voix.
Lorsque nous avons décidé de proposer une taxe bancaire, l'idée était de construire un futur pour l'union Européenne afin de repartir du bon pied et laisser derrière soi une crise qui a touché tous les pays européens. Cette décision n'était pas aisée à prendre, nous avons longuement hésité avec nos homologues allemands à proposer une taxe bancaire dont nous n'étions pas sûrs que les enjeux cruciaux seraient compris par les États.
L'idée était de dire : pourquoi l’État doit-il payer pour les prises de risques des banques ?
La taxe bancaire permettait aux banques qui prenait le plus de risques de s'acquitter d'une somme, reversée, soit à l’État, soit à un fonds spécial.
Globalement, il s'agissait de prévenir pour guérir sans avoir à débourser l'argent du contribuable.
Partant, le rejet des États est du à l'agencement des sessions, qui n'ont pas permis à tous de s'exprimer, ce que nous regrettons avec nos homologues allemands. La proposition d'amendement par le Danemark a contribué à jeter le flou sur une résolution difficile, qui demandait une attention particulière.
Le Danemark est un grand pays, dirigé par des ministres compétents. Il n'y a eu aucune opposition quant aux interventions du Danemark puisque chaque État est libre de s'exprimer durant les sessions.
La dernière séance a, il est vrai marqué certaines ruptures. Cela étant, la France n'a fait que véhiculer des interrogations et les inquiétudes que de nombreux États partageaient aussi à l'égard des propositions du Danemark et du Royaume-Uni. L'idée d'un statut d'observateur pour les États hors zone euro et de la création d'une assemblée plénière au sein de la BCE pour discuter de la politique économique nous paraît encore aujourd’hui illogique. Nous souhaitons rappeler, en réponse au communiqué de l'Autriche que ce rejet ne visait pas à exclure les États hors zone euro, qui ont la possibilité de s'exprimer au sein de l'Union européenne en ce qui concerne la politique économique. Par ailleurs, les États qui ne font pas partie de la zone euro sont tous membres du SEBC qui détermine la politique monétaire de la zone euro.
Dès lors, nous pensons que l'ajout d'un mécanisme supplémentaire n'est pas le bienvenu, surtout que sur les 10 pays qui ne sont pas dans la zone euro seulement deux bénéficient d'un statut dérogatoire car ils ont exprimé leur rejet de l'euro : le Danemark et le Royaume-Uni. Les 8 autres sont en cours d'adhésion et n'auront aucun problème à siéger dans les divers organes de la BCE prochainement.
Nous pensons que les politiques adoptées tout au long des débats sont importantes pour l'Union européenne. La résolution sur la mise en place d'une plateforme internet pour prévenir le téléchargement illégal était la bienvenue, à l'heure ou les différentes politiques internes ont du mal à s'articuler de façon cohérente. De même la régulation des agences de notation permettra aux États de faire face aux défis de demain.
Dans l'ensemble, les pays de l'union Européenne ont cerné les enjeux cruciaux de cette période, ils ont su défendre leurs points de vue tout en montrant une grande cohésion.