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Ce sité a été créé en vue de faire une simulation du Conseil de l'Union Européenne pour le cours de politiques publiques internationales du semestre 4 de la licence "Science politique - Droit" de l'université Jean Moulin Lyon 3.

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Article critique

 

Critique du journal Marianne

 

Cette semaine, c’est au tour de deux pays méditerranéens de proposer leurs résolutions sur la crise financière et la crise de la dette. Deux pays à risque élevé, tous deux gravement endettés malgré les nombreux plans de relance et d’austérité : la Grèce et l’Italie. Même si l’un des deux inquiète plus que l’autre, le Conseil de l’Union  européenne va devoir les aider en débattant sur leurs propositions afin de sortir de la situation dans laquelle ils sont plongés. L’idée qui se dégage de leurs propositions est bien sûr de maîtriser la dette tant qu’elle est encore relativement sous contrôle, en agissant de manière utile et efficace, par exemple en axant la politique monétaire de la BCE sur la relance de la croissance ou grâce à une plus forte intervention sur le taux d’intérêt, ce qui encouragerait la relance de l’entreprenariat,  mais surtout de manière juste et égale, en plaçant les contributeurs su le même pied d’égalité. Mais nos deux pays vont-ils être réellement écoutés par le reste des pays de l’Union ?  Stigmatisés, parfois humiliés par les pays d’Europe  ayant une économie un peu plus avancée, on peut se demander si la Grèce et l’Italie vont être prises au sérieux : depuis l’arrivée de la crise, ces pays tout comme le Portugal ou l’Espagne sont discrédités par les autres pays de l’Union du fait de leur économie, n’arrivant pas à adopter le modèle économique de l’Europe du Nord. Gentiment surnommé le ‘’Club méditerrané’’ ces dernières années par l’Allemagne, on les appelle maintenant les ‘’PIIGS’’, qui, à défaut de n’être qu’une abréviation facilitant le travail journalistique, est devenu d’usage courant dans le monde de la finance. Cette appellation est bien évidemment dénigrante pour ces pays en difficulté : placés dans le même sac, les PIIGS désignent maintenant ceux qui n’arrivent pas à suivre, ceux qui ne vont pas au même rythme que les autres, ceux qu’il faut assister… bref, une appellation qui divise l’Europe bêtement et renforce le clivage dans cette Europe  à deux vitesse. Alors que les économies divergent, les rapports entre les différents peuples d’Europe s’aigrissent au lieu de s’améliorer et ces ‘’PIIGS’’ ont du mal à s’imposer face à ces préjugés.  La Grèce et l’Italie auront donc la lourde tâche de s’imposer lors du Conseil au sein des grands et d’assumer leurs propositions, intéressantes et judicieuses, face au mépris que le reste de l’Europe leur porte.

 

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